Faits confirmés
Faits confirmés
Déclarations de la source
Comau fait évoluer ses robots collaboratifs MyCo au-delà du lancement produit, dans le cadre d’un projet européen consacré aux environnements industriels reconfigurables. Dans son communiqué officiel sur le projet CONVERGING, l’entreprise décrit deux applications prototypes : la finition collaborative de pièces fabriquées par fabrication additive et l’inspection à distance, non invasive, d’ailes d’avion.
Analyse de la rédaction
Déclarations de la source Cette mise à jour est importante, car elle place un cobot dans des tâches où les conditions de déploiement sont plus exigeantes que celles d’une démonstration standard de prise et dépose. Le travail associe des opérateurs humains, des véhicules guidés autonomes, l’intelligence artificielle et des systèmes robotiques opérant dans des environnements de production flexibles. Il donne également aux fabricants une base plus claire pour évaluer ce qui a été démontré et ce qui reste à prouver. Analyse de la rédaction Ce que Comau affirme que les prototypes réalisent Le premier livrable piloté par Comau utilise un cobot MyCo à charge utile moyenne pour la finition de pièces produites par fabrication additive. L’objectif déclaré est de combiner un fonctionnement sûr pour l’humain avec la précision et l’adaptabilité nécessaires à une production avancée. Le communiqué ne précise ni le modèle exact de MyCo, ni l’outillage, ni le matériau du procédé, ni le temps de cycle, ni le résultat mesuré concernant l’état de surface. Le second projet pilote concerne la maintenance aéronautique. Comau indique avoir développé un robot collaboratif d’inspection à distance pour examiner les ailes d’avion, une tâche traditionnellement réalisée manuellement. Le système utilise un cobot MyCo à six axes doté d’une mécanique de précision, d’une cinématique avancée et de capacités de commande à distance. L’annonce présente le concept comme non invasif et destiné à améliorer la précision et la sécurité des inspections, mais elle ne publie ni pourcentage de précision, ni cadence d’inspection, ni résultat de détection de défauts, ni déploiement achevé dans le cadre de la maintenance aéronautique. Cette distinction est importante. Comau affirme que les prototypes ont été présentés lors d’une revue de projet en vue de tests avec des partenaires et des évaluateurs de la Commission européenne. Il s’agit d’un élément attestant une activité de validation du projet, et non de la preuve que le système fonctionne déjà comme un actif de production courant sur le site d’un client. Capacités publiées et limites des chiffres La page actuelle de la famille MyCo de Comau recense six modèles, avec des charges utiles allant de 3 kg à 15 kg et des portées comprises entre 590 mm et 1 300 mm. La répétabilité annoncée va de ±0,02 mm à ±0,05 mm. Il s’agit de spécifications à l’échelle de la famille : elles ne doivent donc pas être considérées comme les performances mesurées des prototypes CONVERGING. À titre de référence concrète, Comau indique pour le MyCo-10-1.00 une charge utile maximale au poignet de 10 kg, une portée horizontale de 1 000 mm, un poids de robot de 43 kg, une vitesse d’outil de 2 m/s et une répétabilité de ±0,03 mm sur sa page modèle. La même page mentionne six degrés de liberté, un montage au sol, au plafond, sur plan incliné ou au mur, ainsi qu’une plage de température de fonctionnement de 0 à 50 °C. Ces chiffres permettent de définir les contextes dans lesquels un MyCo pourrait s’intégrer, mais ils ne répondent pas aux questions applicatives qui déterminent la viabilité d’un déploiement. Une tâche de finition peut être limitée par la masse de l’outil, les charges abrasives, le bridage de la pièce ou la poussière. Une inspection d’aile d’avion peut être limitée par l’accès, la géométrie de surface, l’intégration des capteurs, la supervision à distance et la nécessité de vérifier chaque résultat d’inspection. La charge utile nominale du robot ne constitue qu’un élément du calcul global du système. La sécurité est une propriété du système Comau présente MyCo comme une plateforme collaborative dotée de fonctions de sécurité intégrées et décrit le prototype de finition de CONVERGING comme reposant sur un fonctionnement sûr pour l’humain. Les informations produit actuelles mentionnent également le fonctionnement collaboratif, l’intégration du contrôle de force et dix fonctions avancées de configuration de sécurité pour le modèle MyCo-10. Toutefois, ces mêmes informations distinguent le fonctionnement collaboratif du fonctionnement non collaboratif et indiquent une vitesse élevée en mode non collaboratif. Cela rappelle concrètement que l’étiquette « cobot » ne rend pas automatiquement chaque application sûre pour un accès humain sans restriction. L’effecteur, la pièce, la vitesse, la force, le comportement à l’arrêt, l’implantation et le mode de fonctionnement influencent tous le profil de risque. Un détail de spécification doit également être vérifié par les acheteurs. Le communiqué de lancement de 2025 décrit une protection IP66 pour la famille MyCo, tandis que la page actuelle de la famille indique une protection IP54 en standard, avec IP66 disponible en option. Le modèle exact et sa configuration doivent donc être confirmés avant qu’un site ne s’appuie sur une affirmation particulière concernant la résistance à la poussière ou à l’eau. Les prochaines questions à poser par les fabricants Pour procéder à une évaluation professionnelle, les prochains éléments de preuve doivent venir de l’application plutôt que du titre du produit. Les acheteurs doivent demander le modèle exact de MyCo et l’effecteur, le calcul de charge utile et d’inertie, le mode de fonctionnement collaboratif prévu, la base de l’évaluation des risques, les données d’arrêt et de limites de contact, ainsi que les indicateurs de qualité du procédé ou de l’inspection enregistrés pendant le projet pilote. Ils doivent également déterminer si le flux de travail proposé nécessite des protections, des scanners, des zones restreintes ou un fonctionnement supervisé. Dans la fabrication additive, le procédé environnant peut créer des dangers même lorsque le bras robotisé est collaboratif. Dans l’inspection aéronautique, l’instrument d’inspection, la liaison de commande à distance et l’environnement de maintenance peuvent avoir plus d’importance que le manipulateur lui-même. En résumé La mise à jour de Comau sur CONVERGING constitue une annonce significative pour la robotique industrielle, car elle montre des cobots MyCo développés pour la finition de pièces issues de la fabrication additive et l’inspection aéronautique, plutôt que pour la seule manutention courante. Les éléments disponibles étayent des essais de prototypes et une orientation technique définie. Ils ne permettent pas encore d’affirmer l’existence d’un débit à l’échelle de la production, d’une précision d’inspection vérifiée ou d’un déploiement universel sans barrières. Pour les fabricants, la conclusion utile est de considérer MyCo comme une plateforme configurable dont l’adéquation doit être démontrée au niveau de la tâche, de l’outillage et du système de sécurité. Sources officielles Source officielle : comau.com Sources officielles Official source: comau.com Official source: comau.com À lire aussi Nvidia Jetson Ia Edge Prototypes Robots Terrain Strategie 2026 Open Robotics Agenda Logiciel



